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Coup de poing au bas-ventre

Publié le 13 juin 2012 à 17:00 par Pier-Luc Brault

Il y a un peu plus d’une semaine, je vous faisais le récit d’une manifestation « casserolesque » ayant eu lieu dans mon patelin rural. Je vous racontais comment j’avais été surpris et ému de voir autant de mes concitoyens prendre la rue pour protester bruyamment et joyeusement contre la loi 78. C’était, pour ainsi dire, l’éveil d’une communauté jusqu’alors plutôt silencieuse au sujet de la crise.

Ce vendredi, mes concitoyens et moi-même récidiverons. Cette fois-ci, notre marche sera suivie d’une assemblée populaire autour d’un feu de camp. Des représentants des différents partis politiques actifs dans la région sont conviés à l’événement.

Sans grande surprise, le Parti Libéral a décliné l’invitation. C’est compréhensible, considérant que l’assemblée sera précédée d’une manifestation contre son gouvernement. Ses représentants locaux ont été contactés par simple politesse, puisque l’espoir qu’ils acceptent l’invitation n’était pas au rendez-vous. Ils avaient le droit très légitime de la refuser. Sauf que…

Voyez-vous, ils n’ont pas simplement refusé l’invitation. Ils ont aussi redéfini de manière douteuse le rôle de député.

Je vous explique. Aujourd’hui, l’organisateur de l’événement a passé un coup de fil au bureau de la circonscription de Saint-François, représentée par notre bien-aimée ministre des relations internationales, Monique Gagnon-Tremblay (qui, soit dit en passant, n’a toujours pas répondu à ma lettre). Il a parlé à Nicole Forcier, l’attachée politique de la députée. Il lui a décrit l’événement en proposant qu’un membre de l’équipe libérale de la région y participe. La dame lui a donné cette réponse bien étrange :

« Monsieur, les élus au pouvoir n’ont pas à répondre aux questions des citoyens. »Coup de poing au bas-ventre

Euh… quoi?! Si cette dame dit vrai, les députés semblent bien inutiles aux simples citoyens! Pourquoi alors prennent-ils seulement la peine d’avoir des bureaux dans leurs circonscriptions?

Un véritable coup de poing au bas-ventre de l’électeur. Une démonstration d’un mépris profond du citoyen. Une négation totale du rôle fondamental d’un député.

Si la réponse de Mme Forcier est fidèle à ce que pense Monique Gagnon-Tremblay, il est plus que temps que les citoyens de ma circonscription la foutent dehors. Ses 27 ans passés à l’Assemblée nationale semblent lui avoir monté à la tête.

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